Préparer son tissu

Une fois le tissu acheté, emballé, pesé, je rentre chez moi, toute guillerette à l’idée de le tailler en pièces, enfin en robe, enfin bon, vous avez compris.
Seulement la petite Liabsiam, elle va réfréner ses ardeurs cette fois et ne pas faire n’importe quoi, le tissu demande un minimum de préparation avant de pouvoir le découper.

Et tout ça pour une raison SIMPLE : une fois que vous aurez réalisé votre sublime robe en sergé de coton (vous avez vu comme je frime maintenant), qu’elle sera parfaitement ajustée à vos mesures, que vous l’aurez fait virevolter l’air de rien devant vos copines, vos collègues et la moitié des voisins, vous allez bien devoir la laver.

Et croyez moi, ça c’est une probabilité FORTE de drame. Parce que le tissu peut rétrécir. Alors si vous ne voulez pas avoir à refiler votre robe à votre cousine prépubère, vous allez me faire plaisir et laver d’abord le tissu AVANT de l’attaquer avec vos ciseaux. Vous le lavez exactement comme vous le ferez plus tard avec le vêtement fini (à la main ou à la machine), vous le faites sécher et vous le repasser. Et si votre vêtement doit être doublé, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, faites pareil avec le tissu de la doublure. En cas de doute sur le lavage de votre tissu, lavez-en un échantillon, genre un carré de 10 cm et voyez comment il se comporte après votre lavage.

Pour faire tournoyer ma robe, j’ai choisi ce coton étoilé (Tissu Reine) même si idéalement je verrai bien ce patron avec un peu plus de tenue, avec un taffetas par exemple. Mais on ne va pas s’emballer tout de suite,  je ne me sens pas encore assez à l’aise pour m’attaquer à ce type de tissu.

tissu-rouge-etoiles

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Mon attirail

J’ai récemment fait l’acquisition de ce que je pensais n’être qu’un petit gadget. Innocente que j’étais ! Comment ai-je pu un jour le considérer comme un simple gadget ? Je suis littéralement en amour pour mon cutter rotatif. D’ailleurs, un certain quelqu’un me soupçonne de ne coudre QUE pour pouvoir l’utiliser.

Faire une ode à mon cutter rotatif serait peut-être un peu too much pour un seul article, noyons donc la baleine sous le descriptif des outils dont je dispose, les basiques de la couturière débutante.

Dans ma boite à couture, il y a :

des trucs pour mesurer

mesurer Lire la suite

La robe de la réconciliation, deuxième

Bon alors cette robe trop serrée aux hanches, il va falloir s’y attaquer avec le découseur magique.

étape 1

J’ouvre la couture du dos de la robe et tout de suite, ça va mieux : le corsage tombe correctement, la robe n’accroche plus aux hanches.

diagnostic 

taille : OK, corsage : OK, jupe : trop étroite. Bon et bien ça veut dire qu’il va falloir ajouter du tissu sur la jupe ça.
Je vous fais un dessin :

quille

1. j’ouvre la couture centrale du dos de la jupe

étape 2

Pour savoir de combien élargir la jupe, je taille une grand rectangle dans un morceau de toile (attention ne prenez pas votre vrai tissu) de la hauteur de la jupe, et je l’épingle autour de la zone ouverte du dos de la jupe. L’idée, c’est de déterminer précisément l’ampleur de jupe à ajouter, sans élargir la taille qui est bonne, et sans dénaturer la forme initiale de la jupe non plus.

quille 2

2. je coupe un rectangle de la même hauteur que la jupe 3. Je l’épingle à la jupe pour bien ajuster la largeur qu’on devra rajouter

étape 3

Ensuite je reporte les dimensions de cette « quille » (c’est comme ça que s’appelle cette forme que l’on rajoute) sur le morceau du patron initial (ci-dessous en violet clair, le patron). La difficulté, c’est que le nouveau tracé du patron doit rester cohérent avec le tracé initial (c’est que j’ai pas envie de refaire TOUTE la jupe non plus). Je prends cette quille, je la divise en 2 pour savoir combien de cm je dois rajouter de chaque côté du patron (car c’est bien sur les cotés qu’on réajuste les pièces, pas sur le milieu dos)

quille 3

4. Je reprends le patron initial et je divise la quille en 2 5. j’adapte les morceaux à chaque côté du patron, et je retrace la nouvelle pièce du patron (sans oublier d’ajouter les valeurs de couture nécessaires)

 étape 4

On reprend depuis le début : en retraçant le patron, les marges de coutures, les repères, et puis on recoupe les nouvelles pièces dans le tissu avant de les réassembler à la jupe et au corsage.

That’s it !

 

Comprendre le tissu

Pour me sortir des abysses de la méconnaissance et ne plus avoir l’air d’une demeurée devant les milliers de rouleaux des magasins de tissus,  je me suis souvenu que je savais lire et que cela pourrait s’avérer bien utile ma foi.

Et me voilà à découvrir que le tissu a un sens. Et qu’on ne le coupe pas n’importe comment. Et que le satin n’est pas une matière. Et que… et que… et que finalement, j’ai compris 2/3 trucs.
Je les pose ici, en espérant vous aider aussi.

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Mon problème avec le tissu…

… c’est que je n’y connais rien.
Longtemps, mon seul critère de choix a été  : « oh, trop beau ». Ce qui, vous l’admettrez, est déterminant mais peut s’avérer insuffisant. Alors quand je vais au Marché Saint-Pierre et alentours pour choisir un tissu, je suis :

  1. perdue
  2. désemparée
  3. intimidée

Oui parce que c’est très grand, il y en a partout, sur plusieurs rues et que NULLE PART vous ne trouverez une indication pertinente genre « tissu pour faire des robes » . Vraiment, aucun esprit pratique.

En plus c’est bien simple, j’ai toujours l’impression de déranger les vendeurs. Passons outre qu’ils me foutent un peu la frousse avec leur mètre (j’ai toujours peur de me le prendre sur les doigts avec un « HUM HUM, non ça c’est pas pour les nullos débutantes ma ptite dame »). Mais précisons toute de même que le recrutement et la formation n’insistent MANIFESTEMENT pas sur le service et le conseils aux clients. Au milieu de tout ça, je me sens aussi bien qu’un ambassadeur qui aurait oublié les Ferrero Rochers à sa réception. Le malaise.

J’ai tenté le « j’men fous, je suis une grosse guedin,  je prends ce tissu qui chatoie et j’vais t’en faire une robe EASY ».

SURPRISE SURPRISE, ça n’a pas marché.

Conclusion, l’option gros bourrinage, c’est non.